L’attractivité retrouvée du PEL

Ils sont détenus par près d’un ménage sur trois, mais leur stabilité masque toutefois des évolutions contrastées selon les produits qui la composent. Après un repli de 3 points entre 2004 et 2010, la détention de Comptes épargne-logement (CEL) stagne alors que celle de Plans épargne-logement (PEL) repart à la hausse (+ 3 points entre 2010 et 2015, après – 11 points) avec, début 2015, un ménage sur quatre titulaire d’un PEL. Au total, parmi les ménages possédant de l’épargne-logement début 2015, un peu plus de la moitié ne détient qu’un PEL, un cinquième uniquement un CEL et un quart dispose des deux produits.
Ces évolutions sont sans doute principalement dues aux variations des taux de rendement entre produits d’épargne. De fait, les changements législatifs autour du PEL intervenus au cours des années 2000 (obtention de la prime d’État sous condition, fiscalisation des intérêts des PEL de plus de 12 ans) ont rendu ce placement plus contraignant et ont induit une baisse de détention entre 2004 et 2010. Par la suite, la rémunération (non fiscalisée, fixée à 2,5 % entre août 2003 et janvier 2015, prime d’État non comprise) est devenue plus attractive sur le long terme que celle du livret A, ce qui a relancé l’intérêt du PEL comme placement d’épargne, alors que sa vocation initiale était de faciliter l’achat d’un bien immobilier par le biais de prêt à taux négocié.
À l’inverse, la rémunération du CEL, fixée à 0,75 % depuis août 2013 et inférieure à celle du livret A, incite à transférer les actifs vers d’autres supports plus rémunérateurs.
Début 2015, l’épargne-logement est toujours détenue majoritairement par des ménages en couple : en moyenne, 38 % d’entre eux en possèdent. Parmi les couples sans enfant, ce sont les moins de 30 ans suivis des trentenaires (respectivement 50 % et 44 % d’entre eux) qui privilégient ces produits, comme apport pour un premier achat immobilier. Parmi les couples avec enfants, ce sont les 40–59 ans qui l’adoptent surtout, peut-être en prévision de travaux ou d’un changement de résidence principale dont ils sont majoritairement propriétaires. La forte détention de PEL parmi les ménages de cadres et de professions libérales (détenteurs respectivement de 53 % et 59 % d’épargne-logement) illustre l’attractivité de ce produit. Par ailleurs, une fois à la retraite, seules ces catégories continuent à en détenir de manière importante (38 %, contre 24 % en moyenne, début 2015).

 


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