VEFA et retard de livraison

Dans le cadre d’une vente en état de futur d’achèvement (VEFA), l’acquéreur se plaint d’un retard de livraison de l’immeuble. Il agit en justice, sur le fondement de la clause pénale prévue au contrat, pour en demander réparation au promoteur. Mais celui-ci se défend et explique son retard de livraison par les retards de paiement imputables à l’acquéreur, justifiant ainsi la suspension des travaux de construction. Cet argument ne convainc pas les juges qui refusent au promoteur la possibilité d’opposer « l’exception d’inexécution » en dépit des retards de règlement de l’acquéreur, ces retards étant déjà sanctionnés par le biais des pénalités contractuellement prévues. Mais cette décision est censurée par la Cour de cassation. Le fait que les retards de paiement de l’acquéreur soient déjà sanctionnés par l’allocation des pénalités prévues par le contrat n’interdit pas au promoteur de s’en prévaloir pour justifier son propre retard de livraison.


Articles similaires

Retrouvez à travers nos actualités nos analyses, conseils et décryptages sur l'univers de la gestion de patrimoine, de la fiscalité, de l'investissement, de l'immobilier et de la retraite.

Parce que les marchés, la réglementation et les enjeux patrimoniaux évoluent en permanence, nous partageons régulièrement notre vision et notre expertise afin de vous aider à mieux comprendre les sujets qui impactent votre patrimoine et vos décisions.

Derniers articles

Catégories